Astuces pour mieux observer le ciel profond !
Astuces pour mieux observer le ciel profond !
La vision décalée ou indirecte
La rétine de notre oeil est constitué au centre de cônes, pour observer les objets lumineux le jour et les couleurs et de batonnets, en périphérie, sensible au faible lumière la nuit.
Pour pouvoir détecter certaine nébuleuses diffuses ou planétaire ou encore de tout petit amas ouverts et globulaire ainsi que pour distinguer des détails sur des objets (nébuleuses diffuses, planétaires, amas globulaires, amas ouverts denses), il vaut utilisé ce que l'on apelle la vision décalée ou indirecte. Ce type de vision utilise les batonnets décrits ci-dessus.
Pour mettre en pratique cette méthode, il faut observer "à coté" de la position réelle de l'objet. Attention, il ne faut pas non plus regarder trop loin de la cible
mais en jonglantavec sa vue, on peut trouver la bon équilibre afin de percevoir les détails.
Une dérivée de cette méthode consiste à passer de la vision directe (voir ci-dessous) à la vision indirecte, c'est l'effet blink. L'objet semble alors devenir mieux visible. On peut utiliser cette méthode pour détecter des nébuleuses planétaires : en vision directe, l'étoile centrale ou la partie lumineuse est visible, en vision indirecte, la partie diffuse autour ressort mieux !
La vision directe
La vision directe utilise les cônes situés autour du centre de la rétine.
On l'utilise pour essayer de distinguer des étoiles en surimpression sur des amas globulaires, voir le maximum d'étoiles dans un amas ouvert, résoudre une étoile double ou enfin voir l'étoile centrale dans une nébuleuse planétaire. Pour déterminer la couleur des étoiles doubles et des nébuleuses planétaires comme l'Emeraude, la vision directe peut-être précieuse ! 
Rien de plus simple que cette technique ! Il faut tout simplement observer en face de l'objet recherché ! 
Mieux voir, c'est observer longtemps !
A force de son concentrer pour observer sur un objet, la vue se fatigue au bout de quelques secondes. Ne vous découragez pas, car l'astronomie est l'école de la patience...
Le bon observateur est celui qui observe (sans blague !) plusieurs minutes et par "coup d'oeil" de 10 à 15 secondes avec entre des périodes de repos oculaire où l'on peut fermer les yeux par exemple.
Percevoir les détails nécessite une grande expérience !
Ne vous attendez pas, si vous êtes débutants, d'une part à voir comme sur les photos, car l'oeil n'a pas la capacité d'un appareil numéirique, ni à voir comme sur les dessins d'amateurs aguerris du ciel profond. Encore une fois, l'astronomie nécessite de la patience, il faut donc acquérir l'expérience, habituer ses yeux aux objets du ciel profond. Au début, on peine à discerner les objets faciles, mais plus on progresse, plus on peut tenter des objets peu lumineux et/ou diffus. 
Habituer sa vue à l'obscurité
Avant de commencer une soirée d'observations, n'oublier pas d'adapter votre vue à l'obscurité, au moins un quart d'heure dans une pièce sombre ou dans la nuit noire pour que votre pupille se dilate au maximum afin de capter le plus de lumière de votre instrument. Pour ne pas vous éblouir, utilisez une lampe rouge ou verte de faible intensité et surtout, n'allumez pas par inadvertance les phares de votre voiture ! 
Mettre l'instrument en température
Pour éviter d'avoir de la turbulence instrumentale, mettez votre telescope en température en le sortant 1 à 2h à l'avance voir plus pour les gros télescopes. Cela permettra à la mécanique (le porte oculaire) et aux miroirs de se dilater dans leurs support et d'éviter d'avoir à chaque fois refaire la mise au point. La mise en température est faite lorsque la turbulence est au minimum sur la tache d'Airy et qu'il n'y a plus de courant de tube.
L'effet blinking
"Blink" en anglais veut-dire clignoter... quel rapport avec l'astronomie et le ciel profond ? Vous allez voir ! 
Il existe dans le commerce différents filtres dédiés au ciel profond, particulièrement aux nébuleuses planétaires et diffuses et/ou en ciel pollué. Par exemple, les filtres UHC, OIII, LPR, deepsky, CLS, H-Bêta sont à des prix abordables. Ces filtres ont la particularité de laisser passer que certaine longueur d'onde comme celles des raies de l'oxygène ionisé, propres au nébuleuses planétaires et d'en stopper d'autres comme la longueur d'onde des raies du fond du ciel pollué. Ainsi, sur ces objets, avec le filtre, la nébuleuse sera mieux vu car plus lumineuse.
Le "blinking" consiste à jongler avec le filtre, c'est à dire à l'intercaler entre l'oeil et l'oculaire ou dans la visse et de l'enlever, puis de le remettre et aini de suite... Pour des nébuleuses planétaires ponctuelle, cela permet de les différencié des étoiles, car la fausse étoile (la nébuleuse planétaire), semblera s'allumé par l'ajout du filtre ! C'est pas magique tout ça ! 
Savoir où chercher avant d'observer !
Cela peut paraître évident, mais il est toutefois nécessaire de préciser cette affirmation.
Pour des objets très faibles, observable uniquement en vision décalée, on ne peut pas scruter le champ " au pif " car il est bien trop faible pour ressortir parfaitement au premier coup d'oeil. Il faut absolument recherché le point précis où il se trouve, et rechercher longtemps (voir plus haut) cette zone.
Deux solutions sont donc envisageable :
- on recherche dans tout les coins et recoins du champ de l'oculaire, sans oublier de partie pendant très longtemps. Si l'objet est dans le champ, alors forcément vous le trouverais un jour ou l'autre ;) dans la limite des capacités de votre instrument.
- on connait très précisément grâce à une carte de champ très précise la position exacte de l'objet tant convoité par rapport, par exemple, aux étoiles autour ou si l'astre forme une figure géométrique particulière par rapport aux étoiles du champ, et on concentre la recherche sur une petite partie du champ de l'oculaire, alors forcément, on trouvera l'objet bien évidemment après un temps d'observation plus ou moins long en fonction de la turbulence et dans les limites fixées par l'instrument.
En résumé, l'une consiste à observer longtemps chaque zone du champ, l'autre à observer longtemps une seule petite partie parce que l'on possède une carte de champ précise qui nous permet de connaître la zone où se situe l'objet.
Personnellement, je préfère de loin la seconde méthode, plus rapide et moins fastidieuse, mais l'essentiel est de savoir précisément où chercher, avant d'observer !
Etre confortablement installé pour observer, un secret de la réussite !
Rien ne vaut une observation assise, confortable et bien stable pour distinguer le maximum de détails et se concentrer. Le top sont les chaises avec coussins, réglable en hauteur (comme les chaises de repassage) et bien stable.
Si vous ne pouvez pas vous asseoir, restez debouts et écartez les jambes pour être à la hauteur du porte-oculaire et faire baisser votre centre de gravité pour être plus stable.
Il est très difficile d'observer lorsque l'on est en équilibre, debout sur une chaise, ou encore trop haut ou trop bas par rapport à l'oculaire (on ne peut pas bien embrasser le champ).
Stabilité, stabilité, stabilité...
Voilà, quelques astuces, qui je l'espère, vous permettrons de mieux aprécier les merveilles de notre ciel ! Mais attention, il n'est pas inutile de rappeler que les meilleurs conditions d'observations restent quand même un bon ciel non pollué et une excellente collimation des optiques !
Beaux cieux étoilées ! ![]()

Commentaires
loicnasa site : loicnasa.blog4ever.com | le 23/08/2008 à 11:53:13Voilà un magnifique article complet et compréhensif qui devrait en aider plus d'un! Bravo!
Loic